LA PRESSE PARLE DE VIDOCQ  marqueur eStat'Perso


    Quelques articles de presse parus à l'époque de Vidocq et peu de temps après sa mort.
    Les articles complets sont accessibles en cliquant sur les imagettes de la couverture des journaux.

 
Le Charivari N°307 - Samedi 4 Novembre 1837

Journal quotidien, politique, littéraire et d'art. C'est un journal satirique qui a dû naître à la fin des années 20 (1820, bien sûr et non 1832 comme l'indique Wikipédia et un autre site, j'en veux pour preuve d'avoir en ma possession les N° 93 et 96 d'Avril 1831 indiquant "3ième année"). Le Charivari contenait des articles politiques mais aussi des critiques littéraires, musicales et théâtrales. Il contenait aussi un dessin et des publicités (On trouve encore beaucoup de N° sur Internet et en lecture en ligne sur le site de la BNF Gallica qui contient aussi beaucoup de gravures publiées dans le journal). Pour plus d'informations sur le Charivari, voir ICI et Wikipédia



Le Voleur N°24 - 30 Avril 1843

Journal hebdomadaire. C'est un journal très généraliste, on y trouve des articles littéraires, scientifiques, sur les beaux-arts, l'industrie, le théâtre, etc. Le journal est né en 1828 (Pour un peu plus d'information Wikipédia et ICI). Il existe des compilations reliées de ce journal que l'on trouve encore sur internet (ebay, priceminister, etc.) toutefois on trouve surtout des numéros "extraits" (je devrais dire arrachés) de ces compilations.

Dans l'article présenté, on y trouve un extrait de la notice biographique que Vidocq remit à ses juges lors d'un procès où il fût accusé d'escroquerie (C'est le Procès Champaix qui avait débuté en Aout 1842 et qu'il gagna en Juillet 1843). C'est un petit résumé de sa vie.

Le Voleur N°29 - 22 Mai 1857 

L'article présenté, signé Paul d'Ivoy (journaliste au Courrier de Paris), indique la mort de Vidocq à l'âge de 78 ans (sic). Il y relate surtout les conditions de la démission de Vidocq en 1827 et la montée de Coco-Lacour à son poste de Chef de la Sûreté par l'anecdote du vol des médailles à la Bibliothèque royale.

Il se trouve que le journaliste est très mal informé car ce vol ne se produisit pas avant la démission de Vidocq mais bien après en novembre 1831. Les voleurs (Fossard et Drouhin) furent arrêtés le lendemain du vol mais furent relâchés faute de preuves. Vidocq fut donc rappelé pour reprendre l'enquête. Il confondit les voleurs mais une partie des monnaies volées avaient été déjà été fondues en lingot. Une certaine comtesse de Nays-Candau fut aussi impliquée dans l'affaire comme recéleuse de bijoux volés mais ne fût pas inquiétée (il semblerait qu'elle ait bénéficié de certaines protections). Telle est toute l'histoire. (Ref: Livre "Le Cabinet des  Médailles de la bibliothèque Nationale 1661-1848" de Thierry Sarmant 1994 - Ed. Ecole des Chartes).

Le Voleur N°30 - 29 Mai 1857 

L'article présenté, signé Léo Lespès (journaliste au Figaro), présente un portrait peu flatteur de Vidocq. Léo Lespès a, semble-t-il, fréquenté Vidocq en 1836 en qualité de secrétaire rédacteur, alors qu'il était directeur de son "Bureau des renseignements Commerciaux". L'intérêt de ce témoignage vient dans la description de certains employés de Vidocq et de l'intérieur de son bureau. Hormis cela, le texte fait passer Vidocq pour un rustre sans finesse qui règne en roitelet sur son agence. Il faut quand même rappeler qu'à l'époque de Léo Lespès, le Figaro était un journal satirique. Bien entendu, Vidocq ne pu répondre aux attaques de Léo Lespès (il était déjà mort !). S'attaquer à un vieux lion mort est toujours plus facile mais ne constitue pas une preuve de grand courage.

 
Le Voleur N°110 - 10 Décembre 1858 

L'article présenté, est un extrait du livre "La vie de Vidocq" par le chroniqueur judiciaire Barthélémy Maurice paru la même année après le décès de Vidocq. L'article en 2 partie présente une enquête menée par Vidocq : "Le perroquet de Mr Mechin".

 

 
Le Voleur N°111 - 17 Décembre 1858 

L'article présenté, est un autre extrait du livre "La vie de Vidocq" par le chroniqueur judiciaire Barthélémy Maurice. C'est une autre enquête menée par Vidocq : "Les diamants de Mr Senard".